Achat public : l’UGAP à l’offensive sur le traitement des déchets.

La centrale d’achats a planché sur une offre de solutions innovantes afin de répondre aux préoccupations environnementales des collectivités… et des citoyens. Trois produits et services ont été présentés au salon des maires et des collectivités locales, un robot pour nettoyer les ports, une machine pour déshydrater les biodéchets et un cendrier design pour collecter les mégots.

Mégots dans la rue, déchets alimentaires à la cantine, bouteilles plastiques et hydrocarbures dans les eaux des ports et des plans d’eau… A l’heure du tri et du recyclage, les collectivités ont encore bien du mal avec leurs déchets, et sont loin de respecter un certain nombre d’obligations qui s’imposent à elles en matière de tri.

Pourtant les solutions se multiplient, comme le montre la nouvelle offre développée par l’UGAP à compter du premier trimestre 2020, pour mieux trier et traiter les déchets. « On a longtemps été sur du simple greenwashing mais les choses sont en train de changer, nos clients commencent à être plus matures et les solutions sont abouties », relève Baptiste Vassor, expert technique de l’innovation à l’UGAP.

Un sourcing ciblé pour une nouvelle solution

C’est le cas par exemple dans le domaine du traitement des biodéchets, dont le tri est obligatoire au-delà de 10 tonnes par an – soit 300 à 400 repas par jour. Jusqu’à présent, il n’existait qu’une seule proposition au catalogue de l’UGAP pour réduire le volume des déchets, par broyage. Un sourcing ciblé a permis d’aboutir à l’ajout d’une nouvelle solution, sélectionnée sur la base d’une analyse multicritères incluant le prix, la qualité technique, la qualité de service et la qualité environnementale.

Il s’agit d’un déshydrateur, conçu par Serveco, une PME de l’Indre, qui réduit de 80% le volume des déchets alimentaires, et donc la fréquence des collectes, ce qui diminue d’autant l’empreinte carbone. Les résidus sont ensuite traités et valorisés, par exemple en méthaniseur. Les machines coûtent entre 15.000 et 100.000 euros, selon le fournisseur, et une centaine ont déjà été vendues par l’entreprise avant son entrée au catalogue de l’UGAP.

De grands cendriers design et colorés

Pour les mégots, qui représentent 350 tonnes de déchets par an pour la seule ville de Paris, la solution proposée par l’UGAP est une offre de service, développée par l’entreprise Cy-Clope, basée dans les Hauts de France. Elle met à disposition des cyclopeurs, de grands cendriers design et colorés, et gère la collecte et la maintenance, le tout moyennant un abonnement qui varie entre 60 et 220 euros par mois. Elle travaille en partenariat avec Chimirec pour valoriser ces mégots sous forme de combustible solide énergétique qui peut être utilisé par exemple dans la fabrication du ciment. « On sent un réel intérêt. Certains élus découvrent encore le sujet mais d’autres sont vraiment à la recherche d’une solution», relève la commerciale Nathalie Royer.

Enfin, le dernier produit proposé est un robot développé par Iadys, une jeune entreprise du bassin marseillais. Il s’agit d’une machine compacte radiocommandée qui se faufile dans les ports ou sur les plans d’eau pour ramasser, à l’aide d’un filet, les déchets flottants ou les hydrocarbures, au rythme de 1000 m2/h.

Le Jellyfishbot, déjà lauréat de plusieurs prix et vendu 10.000 à 15.000 euros, est par exemple utilisé à Cassis ou Saint-Tropez, et le sera bientôt sur la côte atlantique. « Nous avons de bons retours des clients, et nous espérons gagner en visibilité grâce au catalogue de l’UGAP », précise l’entreprise. Pour ce marché, comme pour le service de collecte des mégots, la centrale d’achat table sur des prévisions approchant le million d’euros HT sur quatre ans.

 

Article publié le 22/11/2019 sur www.lagazettedescommunes.com